« J’aimerais tellement partir quelques jours… mais je ne peux pas laisser les enfants. »
« Je prendrai du temps pour moi quand ce sera plus calme. »
« Ce n’est pas très juste que je parte seule. »
Ces phrases, je les entends régulièrement chez les femmes qui s’intéressent aux retraites bien-être Terres de Sens. Elles ont envie de ralentir, de respirer, de sortir de leur quotidien et de retrouver un peu d’espace pour elles. Pourtant, au moment de réserver, quelque chose les retient.
Ce n’est pas toujours une question de budget, de disponibilité ou d’organisation. Parfois, le véritable obstacle est plus difficile à expliquer : la culpabilité de prendre du temps pour soi.
Comme si s’accorder quelques jours revenait à abandonner les autres. Comme si prendre soin de soi devait forcément passer après le travail, les enfants, le couple et toutes les responsabilités du quotidien.

1. Les femmes ont souvent appris à penser aux autres avant elles-mêmes
Dès l’enfance, beaucoup de femmes grandissent avec des modèles qui valorisent la disponibilité, l’attention portée aux autres, le dévouement et la capacité à tout gérer.
Être une bonne mère, une bonne compagne, une bonne collègue, une bonne amie… autant de rôles dans lesquels il faut être présente, fiable et attentive.
Bien sûr, toutes les femmes ne vivent pas la même histoire. Mais certaines finissent par intégrer une idée tenace : leur valeur dépend en partie de ce qu’elles font pour les autres.
Elles anticipent les besoins de leur famille, pensent aux rendez-vous, organisent les vacances, gèrent les imprévus et veillent à ce que tout le monde aille bien. Et elles-mêmes, dans tout cela ?
Leurs propres besoins passent parfois au second plan. Non pas parce qu’ils sont moins importants, mais parce qu’elles ont pris l’habitude de les faire attendre.
À force, prendre une journée pour soi peut sembler inhabituel, voire injustifié. Pourtant, avoir besoin de repos, de solitude, de mouvement ou simplement de ne rien faire n’a rien d’égoïste. Ce sont des besoins humains, pas des privilèges que l’on doit mériter.
2. La charge mentale laisse peu de place à ses propres envies
Même lorsqu’elles disposent de quelques heures libres, certaines femmes ont du mal à réellement décrocher. Le corps s’arrête, mais la tête continue.
Il faut penser aux courses, répondre à ce message, anticiper la semaine prochaine, prendre un rendez-vous, terminer un dossier ou préparer le prochain week-end.
Cette charge mentale ne disparaît pas automatiquement lorsque l’on ferme son ordinateur ou que l’on s’installe sur le canapé.
Et lorsqu’une femme envisage de partir quatre jours pour elle, une nouvelle liste peut apparaître : qui va gérer les repas ? Les enfants auront-ils tout ce qu’il faut ? Le travail pourra-t-il avancer sans elle ? Est-ce que cela va compliquer la vie des autres ?
La pause qui devait faire du bien devient presque un projet supplémentaire à organiser. Certaines préfèrent alors renoncer. C’est plus simple, plus rapide, et cela évite d’avoir à demander de l’aide ou à accepter que tout ne soit pas exactement comme d’habitude.
Mais faut-il vraiment attendre que tout soit parfaitement organisé pour s’autoriser à souffler ? Dans une vie où il y a toujours quelque chose à faire, le moment idéal risque de ne jamais arriver.
3. Pourquoi prendre du temps pour soi donne-t-il parfois l’impression d’être égoïste ?
La culpabilité ne correspond pas toujours à une faute réelle. Elle peut apparaître simplement parce que l’on sort de ses habitudes.
Lorsqu’on a l’habitude d’être disponible, dire non à une sollicitation ou annoncer que l’on part quelques jours peut provoquer un sentiment d’inconfort. On imagine les réactions, on craint de décevoir et l’on se demande si l’on en fait suffisamment pour les autres.
Certaines femmes ont également peur d’être perçues comme moins investies dans leur famille ou leur travail, comme si elles devaient prouver qu’elles sont indispensables, capables et toujours présentes.
Pourtant, prendre soin de soi ne signifie pas aimer moins ses enfants, son conjoint ou ses proches. Cela ne signifie pas non plus manquer d’ambition professionnelle. Cela signifie reconnaître que l’on a, soi aussi, des besoins et des envies qui méritent d’exister.
On peut aimer profondément les autres sans devoir être disponible pour eux à chaque instant. Et surtout, on n’a pas besoin d’attendre d’être épuisée pour s’accorder une pause.
4. Et si l’on attendait toujours le bon moment pour prendre soin de soi ?
« Je partirai quand les enfants seront plus grands. » « Je verrai après cette période de travail. » « Je prendrai des vacances lorsque ce projet sera terminé. »
Ces phrases sont compréhensibles. Il existe de vraies contraintes financières, familiales et professionnelles, et tout le monde ne peut pas partir quelques jours quand il le souhaite.
Mais il arrive aussi que l’on repousse indéfiniment ses propres envies, même lorsque des solutions seraient envisageables. Parce qu’il y aura toujours un nouveau dossier, une échéance, un imprévu ou quelqu’un qui aura besoin de nous.
À force d’attendre, on peut finir par ne plus savoir ce qui nous ferait réellement plaisir.
Quand avez-vous marché dans la nature sans regarder l’heure pour la dernière fois ? Quand avez-vous pris le temps de lire, de créer, de rire avec de nouvelles personnes ou de profiter d’un repas sans penser à ce qu’il restait à faire ensuite ?
Il ne s’agit pas de tout quitter ni de bouleverser son quotidien. Il s’agit de retrouver progressivement une place pour soi. Cela peut commencer par une heure de marche, un déjeuner seule, une activité que l’on aime ou une journée sans obligations.

Et parfois, lorsque le besoin de prendre du recul est plus profond, quelques jours hors de son environnement habituel peuvent permettre d’aller plus loin.
5. Partir quelques jours sans sa famille : faut-il vraiment culpabiliser ?
Pour certaines femmes, l’idée de partir seules est presque plus difficile à envisager que de trouver le temps de le faire. Elles pensent à ceux qui restent. Elles se demandent si elles ont vraiment le droit de s’absenter alors que tout le monde compte habituellement sur elles.
Pourtant, partir quelques jours ne signifie pas abandonner sa famille. Cela peut simplement être l’occasion de vivre une expérience différente, de retrouver son propre rythme et de sortir, temporairement, des rôles que l’on occupe au quotidien.
Pendant quelques jours, on n’est plus uniquement la maman qui organise, la professionnelle qui décide, la compagne qui anticipe ou l’amie toujours disponible. On redevient aussi une personne avec ses propres envies, sa curiosité et son besoin de découvrir.
Il n’est pas nécessaire de partir loin, ni de rechercher une expérience extraordinaire. Parfois, changer de cadre suffit à faire émerger une question que le quotidien laisse peu de place à entendre : de quoi ai-je envie, moi ?
Et si cette parenthèse était aussi une manière de retrouver le plaisir de partager ensuite des moments avec ses proches, sans être constamment dans la gestion ?
6. Comment oser prendre soin de soi sans culpabiliser ?
Il ne suffit pas toujours de se répéter que l’on a le droit de prendre du temps pour soi. Lorsque la culpabilité est installée depuis longtemps, il faut parfois apprendre progressivement à faire autrement.
Commencer par reconnaître ses propres besoins
Avant de chercher une solution, prenez un instant pour vous demander ce dont vous avez réellement besoin. Du repos ? Du silence ? Du mouvement ? De la nature ? Des rencontres ? Le plaisir de faire quelque chose sans objectif particulier ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir une justification précise. Avoir envie de vivre une expérience pour soi est déjà une raison valable.
Accepter de ne pas tout contrôler
Prendre du temps pour soi implique parfois d’accepter que les autres s’organisent différemment. Tout ne sera peut-être pas fait exactement comme vous l’auriez fait. Et c’est parfois inconfortable, surtout lorsque l’on a l’habitude de tout anticiper.
Mais partager les responsabilités permet aussi de ne pas porter seule l’ensemble du quotidien.
Ne pas attendre d’être au bout de ses forces
On n’a pas besoin d’être épuisée pour avoir le droit de se reposer. Une pause peut être préventive, agréable, stimulante ou simplement bienvenue. Elle n’a pas besoin d’être justifiée par un problème.

S’autoriser une première expérience
Il peut être plus facile de commencer par une demi-journée, une sortie ou un week-end que par un séjour plus long. L’idée n’est pas de se forcer à partir, mais de retrouver progressivement la liberté de choisir ce qui nous fait du bien.
Et si l’envie est là depuis longtemps, pourquoi ne pas envisager quelques jours dans un environnement différent, avec des activités proposées, des rencontres et aussi du temps libre ?
7. Les retraites bien-être Terres de Sens : une parenthèse pour se retrouver
C’est notamment pour répondre à ce besoin que j’ai créé Terres de Sens.
J’avais envie d’imaginer des séjours en nature où l’on puisse ralentir, bouger, respirer, explorer ses cinq sens et retrouver le plaisir des choses simples, sans pression ni obligation de résultat.
Nos retraites de reconnexion en nature, dans les Pyrénées, à Hossegor ou à la campagne selon les séjours proposés, réunissent différentes expériences : marches en pleine nature, randonnées, bains de forêt, mouvement doux, ateliers créatifs, découvertes sensorielles, repas partagés et moments de convivialité.

Mais l’essentiel ne réside pas uniquement dans les activités. C’est aussi la possibilité de ne rien avoir à organiser pendant quelques jours. De ne pas devoir penser aux repas, au programme ou à la prochaine tâche. De profiter d’un cadre accueillant, de rencontrer d’autres personnes et de retrouver de l’espace pour soi.
Chez Terres de Sens, tout est proposé, rien n’est imposé, à l’exception de quelques temps collectifs essentiels à la vie du groupe, comme les repas partagés et les cercles d’ouverture et de clôture.
Vous pouvez participer à une activité, préférer un temps de repos, marcher, lire, échanger ou simplement profiter de la nature.
Il n’y a rien à prouver, aucune performance à atteindre et aucune transformation à réussir.
Certaines participantes arrivent seules. D’autres viennent avec une amie. Toutes peuvent vivre le séjour à leur manière, dans un esprit de simplicité, d’authenticité et de non-jugement.
Ces quelques jours ne règlent pas toutes les contraintes du quotidien. Ils ne font pas disparaître les responsabilités. Mais ils peuvent offrir une expérience différente : celle de se rappeler que l’on existe aussi en dehors de ce que l’on fait pour les autres.
Alors, pourquoi les femmes n’osent-elles pas prendre soin d’elles ?
Parce qu’elles manquent parfois de temps, de moyens ou de solutions pratiques, bien sûr. Mais aussi parce qu’elles ont parfois appris à considérer leurs besoins comme secondaires. Parce qu’elles craignent de décevoir, parce qu’elles veulent bien faire ou parce qu’elles associent encore le fait de prendre du temps pour elles à une forme d’égoïsme.
La difficulté n’est donc pas toujours de trouver quelques jours dans son agenda. C’est aussi de s’autoriser à les prendre.
Et si nous changions progressivement de regard sur cette question ? Prendre soin de soi ne signifie pas faire passer les autres après soi. Cela signifie arrêter de se considérer systématiquement comme la dernière priorité.
Vous avez le droit d’avoir envie de partir, de découvrir, de vous reposer, de rire, de marcher, de créer ou de rencontrer de nouvelles personnes. Vous avez le droit de vous accorder une parenthèse sans devoir attendre que tout soit terminé.
Vous n’avez pas besoin de mériter ce temps pour vous. Vous avez simplement le droit de vous l’accorder.

Et si vous osiez enfin faire une pause ?
Si vous ressentez le besoin de ralentir, de sortir du quotidien et de retrouver de l’espace pour vous, les retraites Terres de Sens sont pensées comme des parenthèses en nature, entre mouvement, expériences sensorielles, créativité et lien humain.
Découvrez les prochaines dates de nos retraites bien-être dans les Pyrénées ou consultez nos articles sur les retraites à Hossegor. Pour toute question, vous pouvez aussi échanger directement avec Claire.
Parfois, le premier pas consiste simplement à s’autoriser à envisager cette possibilité.
Claire Hébrard
Fondatrice et animatrice de Terres de Sens
Des retraites en nature pour ralentir, se reconnecter à l’essentiel et retrouver une place pour soi.
À lire aussi
- Pourquoi est-il si difficile de prendre quatre jours pour soi ? — comprendre ce qui nous retient de réserver une vraie parenthèse.
- Comment trouver du temps pour soi quand on est maman et active ? — des pistes pour retrouver de l’espace dans un quotidien chargé.
- 5 astuces simples pour prendre soin de soi au quotidien — commencer avec de petits gestes accessibles.
- Retraite et séjour bien-être : comment choisir la parenthèse qui vous fera vraiment du bien ? — trouver le format qui vous correspond.

