« J’en aurais vraiment besoin, mais ce n’est pas le bon moment. »
« Je verrai quand les enfants seront plus grands. »
« Il faut d’abord que je termine ce dossier. »
« Quatre jours, c’est quand même beaucoup… »
Ces phrases, je les entends régulièrement chez les femmes qui s’intéressent aux retraites bien-être Terres de Sens.
Elles ont souvent envie de souffler. Elles savent parfois très bien qu’une pause leur ferait du bien. Pourtant, elles hésitent à réserver, à prendre ce temps pour so…
Alors je me demande : pourquoi est-il si difficile, pour tant de femmes, de prendre quatre jours pour elles ?
Est-ce une question de génération ? Peut-être en partie. Mais ce que j’observe surtout, c’est que beaucoup de femmes ont appris à être disponibles, fiables et attentives aux besoins des autres avant d’écouter les leurs.
Elles ne manquent pas forcément d’envie. Elles ont parfois besoin de s’autoriser à considérer leur propre besoin comme important.
Attendre d’être épuisée pour faire une pause
Nous avons souvent une drôle de relation au repos. Nous l’acceptons plus facilement lorsqu’il est devenu obligatoire.
On s’arrête lorsqu’on tombe malade. On pose quelques jours lorsqu’on n’arrive vraiment plus à avancer. On accepte de ralentir lorsque le corps ou le moral nous y contraignent.
Mais avant cela, on continue.
On travaille, on organise, on anticipe, on répond aux messages, on pense aux repas, aux rendez-vous, aux enfants, aux parents, aux collègues, aux prochaines vacances et à tout ce qui ne doit surtout pas être oublié.
Et lorsque l’on ressent le besoin de s’arrêter, on se demande parfois si l’on est « assez fatiguée » pour le mériter.
Pourtant, prendre soin de soi ne devrait pas être réservé aux moments où l’on est arrivée au bout de ses forces. Une pause peut aussi être préventive, simple et choisie. Il n’est pas nécessaire d’attendre une crise pour reconnaître que l’on a besoin de respirer.
« Je ne peux pas laisser les autres »
La culpabilité est l’un des premiers freins lorsqu’il s’agit de partir quelques jours pour soi.
On pense aux enfants, à son conjoint, à son travail, à ses parents, à tout ce qui repose habituellement sur ses épaules.
Même lorsque la logistique pourrait être organisée, une question revient souvent :
« Est-ce que j’ai vraiment le droit de partir alors que les autres comptent sur moi ? »
Partir quatre jours ne signifie pas abandonner les personnes que l’on aime. Cela ne veut pas dire que l’on cesse d’être présente ou attentive. Cela signifie simplement que, pendant un temps limité, on accepte de ne pas être disponible pour tout le monde.
Ce déplacement peut être inconfortable, surtout lorsque l’on a l’habitude d’être celle qui pense à tout. Mais la culpabilité n’est pas toujours la preuve que l’on fait quelque chose de mal. Elle peut simplement signaler que l’on fait quelque chose de nouveau.
Et parfois, ce qui est nouveau, c’est de se placer soi aussi dans la liste des personnes dont il faut prendre soin.
« Je ne peux pas dépenser autant pour moi »
Le coût est un autre sujet dont on parle peu.
Certaines femmes dépensent sans trop hésiter pour les vacances en famille, les activités des enfants, les cadeaux, la maison ou les besoins professionnels. Mais lorsqu’il s’agit de leur propre repos, elles se demandent immédiatement si la dépense est raisonnable.
Elles pensent :
•« Ce n’est pas indispensable. »
•« Je pourrais utiliser cet argent autrement. »
•« Je vais attendre un peu. »
•« Je partirai quand ce sera plus facile. »
Bien sûr, une retraite bien-être représente un budget et tout le monde ne peut pas forcément s’offrir ce type de séjour. Il ne s’agit pas de dire que chaque femme doit réserver quatre jours à Hossegor.
Mais il est intéressant d’observer la place que l’on accorde à ses propres besoins. Pourquoi son repos est-il si souvent considéré comme une dépense secondaire, alors qu’il est parfois ce qui manque le plus au quotidien ?
La question n’est pas seulement financière. Elle touche aussi à la valeur que l’on s’autorise à donner à son temps, à son énergie et à son bien-être.
« Je n’ai pas besoin de quatre jours »
On peut avoir l’impression qu’une heure de massage, une soirée seule ou un dimanche matin tranquille devraient suffire.
Ces moments sont précieux, ils peuvent réellement faire du bien. Mais ils ne remplacent pas toujours une coupure plus longue.
Lorsque l’on part quatre jours, il faut souvent un peu de temps pour quitter son rythme habituel. Le premier jour, on arrive encore avec ses pensées, ses messages et les préoccupations du quotidien. Puis, progressivement, le corps commence à ralentir.
On marche, on dort, on mange à son rythme, on parle avec d’autres personnes. On reste quelques minutes devant l’océan sans devoir regarder l’heure.
Le deuxième jour, on commence parfois à sentir que l’on n’a plus besoin de remplir chaque moment.
Le troisième jour, on retrouve plus facilement ses sensations et ses envies.
Le dernier jour, on peut prendre le temps de réfléchir à ce que l’on souhaite emporter avec soi.
Ce n’est pas une règle ni une promesse. Chaque personne vit la retraite différemment. Mais quatre jours offrent un espace qui ne ressemble pas à une pause prise entre deux obligations.
Le réflexe de passer après tout le monde
Pourquoi cette difficulté à prendre soin de soi ?
Il n’y a pas une seule réponse.
Elle peut être liée à l’éducation reçue, aux modèles familiaux, à la charge mentale ou aux rôles que l’on a appris à tenir. Certaines femmes ont été valorisées parce qu’elles étaient courageuses, serviables, disponibles ou capables de tout gérer.
À force, elles ont parfois associé leur valeur à ce qu’elles font pour les autres.
Elles savent organiser une semaine entière pour leur famille, mais ne savent plus répondre à une question simple :
« De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? »
Ce n’est pas forcément générationnel, même si les générations ne reçoivent pas toutes les mêmes messages. C’est aussi une question d’habitudes, de contexte, de responsabilités et de représentation de la femme « qui assure ».
Certaines femmes ont grandi avec l’idée qu’il fallait être forte. D’autres ont appris qu’une mère, une compagne ou une professionnelle devait toujours faire passer les autres avant elle.
Et pour beaucoup, prendre du temps pour soi reste associé à l’égoïsme, à la faiblesse ou à une forme de privilège.
Et si le vrai problème n’était pas le temps, mais l’autorisation ?
Nous savons souvent ce qui pourrait nous faire du bien.
Nous savons que nous avons besoin de dormir davantage, de marcher, de respirer, de retrouver la nature ou de passer quelques jours loin de nos obligations.
Mais entre le savoir et le faire, il y a parfois tout un espace rempli de « je devrais », « je ne peux pas », « ce n’est pas raisonnable » et « les autres passent avant moi ».
C’est là qu’intervient l’autorisation intérieure.
Pas une formule magique. Pas une injonction à tout quitter. Simplement la possibilité de reconnaître que son besoin de pause est légitime, même si personne d’autre ne l’a validé.
On n’a pas forcément besoin d’attendre l’autorisation de son entourage, une date symbolique ou un événement exceptionnel pour prendre soin de soi.
On peut aussi se dire :
« J’en ai envie. J’en ai besoin. Et cela peut être une raison suffisante. »
Une retraite en nature pour sortir de ses habitudes
Partir dans un lieu différent ne règle pas tout. Quatre jours ne permettent pas de résoudre toutes les difficultés d’une vie.
Mais un changement de cadre peut aider à interrompre les automatismes.
Les retraites en nature Terres de Sens se déroulent à l’océan ou en montagne. L’organisation du séjour est pensée en amont, les repas sont préparés sur place, des activités sont proposées. Le matériel créatif est prévu. Les temps de marche, de mouvement et de repos trouvent leur place dans un programme volontairement souple.
Cela ne signifie pas que vous devez participer à tout. Au contraire.
Vous pouvez marcher, pratiquer un mouvement doux, prendre part à un atelier sensoriel ou créatif, profiter du spa, lire, faire une sieste, discuter autour d’un repas ou rester un peu au calme.
Tout est proposé, rien n’est imposé.
Cette organisation permet de ne pas avoir à gérer chaque détail. C’est important lorsque l’on passe déjà une grande partie de son année à organiser la vie des autres.
Venir seule ne signifie pas être seule
La peur de venir seule peut aussi empêcher certaines femmes de réserver.
Elles se demandent si elles vont réussir à trouver leur place, si elles vont connaître quelqu’un ou si elles risquent de se sentir isolées.
Pourtant, la majorité des participantes arrivent seules. Elles ne connaissent pas nécessairement le groupe avant le début du séjour.
Les liens se créent progressivement, autour d’une marche, d’un atelier, d’un apéritif ou d’un repas. Il n’est pas nécessaire de se raconter immédiatement ni d’être très à l’aise dans un groupe. Chacune peut avancer à son rythme.
Le petit groupe permet de partager une expérience, tout en gardant la possibilité de s’accorder des moments à soi.
On peut être venue seule et repartir avec de nouvelles rencontres. Mais on peut aussi être venue seule et avoir apprécié le silence, la liberté et l’absence de rôle à tenir.
Comment savoir si l’on a besoin de ralentir ?
Il n’y a pas de test à réussir pour savoir si une pause est nécessaire. Certains signes peuvent néanmoins inviter à s’écouter un peu davantage :
•Vous pensez souvent « vivement les vacances ».
•Vous répondez à tout le monde, mais vous ne savez plus ce qui vous ferait plaisir.
•Vous êtes constamment dans l’organisation et l’anticipation.
•Vous vous sentez coupable lorsque vous ne faites rien.
•Vous avez du temps libre, mais vous ne parvenez pas à vraiment vous reposer.
•Vous avez oublié la dernière fois où vous avez passé plusieurs jours uniquement pour vous.
•Vous avez envie de voir moins de monde, tout en continuant à être disponible pour chacun.
•Vous avez besoin de nature, de mouvement ou de silence, mais vous repoussez toujours ce moment.
Aucun de ces signes ne constitue un diagnostic. Ils peuvent simplement être une invitation à se poser une question :
« Quelle place est-ce que je laisse réellement à mes propres besoins ? »
Prendre quatre jours pour soi, est-ce égoïste ?
Non.
Mais prendre quatre jours pour soi ne doit pas non plus être justifié uniquement par ce que cela permettra de faire pour les autres ensuite.
Vous n’avez pas besoin de revenir plus productive, plus patiente, plus disponible ou plus efficace pour mériter une pause.
Vous n’avez pas besoin de transformer ce séjour en investissement rentable.
Vous pouvez simplement avoir besoin de souffler.
Vous pouvez avoir envie de marcher au bord de l’océan, de manger un repas préparé pour vous, de discuter avec des personnes nouvelles, de créer avec vos mains ou de ne rien faire pendant un moment.
Votre repos n’a pas besoin d’être utile à quelqu’un d’autre pour être légitime.
Et si vous faisiez un petit pas de côté ?
Peut-être que vous n’avez pas besoin d’attendre d’être au bout de vos forces pour faire une pause.
Peut-être que vous n’avez pas besoin d’une raison exceptionnelle, d’un anniversaire ou d’un changement de vie pour vous accorder quatre jours.
Peut-être que la première étape consiste simplement à reconnaître que vous en avez envie.
Les retraites bien-être Terres de Sens à Hossegor sont pensées comme des parenthèses entre l’océan, la nature, le mouvement doux, les ateliers, les repas partagés et les temps pour soi.
Vous pouvez venir seule. Participer à votre rythme, profiter du spa, marcher sur la plage. Vous reposez, échangez, écoutez ce qui se passe en vous.
Dans un monde qui va parfois très vite, prendre quatre jours pour soi peut être un petit pas de côté.
Et parfois, c’est exactement le pas dont on avait besoin.
Découvrir une retraite à Hossegor
Vous vous reconnaissez dans ces phrases et vous sentez que le moment est peut-être venu de vous accorder une vraie pause ?
Découvrez les prochaines retraites à l’océan à Hossegor, entre novembre et mars, ou échangez directement avec Claire avant de vous décider.
Ce premier échange permet de poser vos questions, de comprendre le fonctionnement du séjour et de vérifier simplement si cette parenthèse correspond à ce dont vous avez besoin aujourd’hui.
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